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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/50

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XLII
VIE DE MÉLANIE

mers que rencontre enfin un magnifique marchand qui a tout vendu pour l’avoir. C’est cette Drachme de si peu de valeur que la Femme diligente qui l’a perdue retrouve avec tant de joie, en balayant toute sa maison — l’univers entier — parmi les ordures et les soleils…

Et voici que le Seigneur montre son Bras, le « bras pesant » de la Salette, pour dissiper les superbes. Marie, la toute-puissante, l’Omnipotentia supplex de Saint Bernard, qui voudrait sans doute, et quand même, que les superbes fussent épargnés, n’a presque plus la force de le retenir. Alors elle compte pour l’aider sur les témoins de sa détresse, les seuls qu’elle ait pu trouver, les deux enfants les plus faibles qu’il y ait au monde.

Elle a besoin surtout de Mélanie, l’ayant élue depuis très longtemps. Faudra-t-il donc que cette pauvre petite soit écrasée à la place de tous les superbes ? Peut-être. La Souveraine, le sachant, lui transmet la force de son Cœur, à Elle, en lui confiant la clef de son Cantique, ce Secret formidable qui a permis à la dépositaire de soutenir, jusqu’à soixante-treize ans, tout le poids du Ciel.