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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/46

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XXXVIII
VIE DE MÉLANIE

fut appelée à la maternité spirituelle du petit nombre des disciples de la fin des fins, du nombre infiniment petit et qui semble diminuer chaque jour, de ceux qui croient que l’Évangile est inaltérable, intangible, et qu’il n’y pas d’accommodement avec l’Esprit-Saint. Comme à Abraham il lui fut dit : « Sors de ta patrie et de ta parenté et de la maison de ton père », et la simple fillette, bien avant ce qu’on est convenu d’appeler « l’âge de raison », l’entendit comme le Patriarche l’avait entendu, c’est-à-dire dans l’Absolu, sans la plus lointaine possibilité d’un balbutiement interrogateur.


VI


Je pense que le vrai nom de Mélanie, c’est Magnificat. Tout ce qu’elle fait, tout ce qu’elle dit, dans son enfance ou dans sa vieillesse, a l’air d’une paraphrase de ce Cantique de l’Immaculée :

« Son âme magnifie le Seigneur. — Et son esprit a exulté en Dieu son Sauveur. — Parce qu’il a regardé l’humilité de sa servante et qu’à