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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/39

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XXXI
INTRODUCTION

Voilà près de deux mille ans que vous êtes la Mère de Douleur, vous êtes pressée de devenir l’Épouse de Douleur. On vous voit, toute pleurante de ce désir, sur les montagnes, parmi les rochers, au-dessus des campagnes habitées par les pauvres gens. Votre Visage, incompréhensiblement sublime et sacré, ruisselle de toutes les larmes que ne veulent pas répandre les orgueilleux, les riches, les mangeurs de pauvres, les tueurs d’innocents, les sacrilèges, les impudiques…

En 1846, « ne pouvant plus retenir le Bras de votre Fils » irrité, vous vîntes confier votre peine à la seule créature capable de vous écouter et de vous comprendre, à cette humble Mélanie choisie par vous parce qu’elle paraissait être la plus vile des créatures et vous lui confiâtes votre Secret que vous n’aviez plus la force de porter seule, vous qui aviez porté sans aucune aide le Fils de Dieu.

Douze ans plus tard, vous vous manifestâtes à une autre bergère, mais sans lui montrer vos grandes larmes dont les chrétiens n’avaient pas voulu, ni sans lui confier ce Secret redoutable