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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/37

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XXIX
INTRODUCTION

sont assez riches pour vous le donner. Il vous faut donc plus que tout, puisqu’on assure que tout vous a été donné. Vous êtes la Mère de Celui que tous les lépreux ont symbolisé, dont les prophètes ont dit qu’il était un ver et non pas un homme, un opprobre, une abjection, et dont les apôtres ont été nommés des balayures. À cause de cela votre place est prodigieusement plus haut que celle des Anges. Que vous faut-il donc de plus ?

Ah ! j’y suis maintenant. L’ignominie du Verbe ne vous contente pas. Il vous faut l’ignominie de l’Amour ! En une manière qu’aucun homme ne peut deviner, il vous faut la Passion de l’Esprit-Saint, laquelle doit transformer toute créature en une fournaise. Jusque-là vous ne régnez pas, vous n’accomplissez pas ce Règne du Père qui ne peut être que vous-même et que vous êtes bien forcée d’attendre, puisque nous avons le devoir de le demander chaque jour. On ne demande que ce qui est à obtenir.

Votre saint Jean, à qui Dieu semble avoir parlé plus qu’aux autres hommes, n’a-t-il pas dit qu’il y en a Trois qui rendent témoignage sur terre :