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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/346

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VIE DE MÉLANIE

je le veux pour qu’il n’arrive rien. » Dans ce moment la Vierge sourit et dit à son petit enfant : « C’est la première fois que j’entends parler ainsi, Dieu sera satisfait. » L’enfant ne répond rien, mais il court se jeter dans les bras de la religieuse ; puis il s’en fut et disparut avec sa mère.

Un autre jour, sœur Marie de la Croix fut à la tribune, le soir, après souper ; elle fut très surprise quand elle vit près de l’autel une grande croix avec un Christ dessus. Des plaies du Christ sortaient des fontaines de sang très brillant. En premier lieu, le sang tombait par terre. Personne ne venait le ramasser ; alors les anges descendirent et vinrent s"abreuver un à chaque source. Ce Christ faisait de fortes menaces de ce que l’on ne profitait pas du sacrement de l’Eucharistie, etc., etc. Puis tout cela disparut.

Un autre jour, la jeune novice demanda permission pour aller au cimetière ; elle ne pensa plus qu’un exercice de communauté allait bientôt commencer. Elle y fut ; à peine y était-elle arrivée que l’on sonne pour commencer l’exercice ; et dans ce moment il faut être réunies ; comment faire ? Alors elle s’adresse à son petit frère qui vient aussitôt et la transporte dans l’appartement et elle ne manque pas d’exactitude[1].

Il n’y avait qu’un mois que sœur Marie de la Croix

  1. Elle ne s’y sentit pas transportée, elle s’y trouva instantanément.