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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/334

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VIE DE MÉLANIE

et à la Gauche du Père, Ma Mère s’assis sur un tronne d’une blancheur éblouissante et garni en or très pur, à la droite de Mon Frère était encore un beau Trone sur lequel était Saint Joseph ; de l’autre côté, à gauche de Ma Maman était encore un très beau Trone, il n’était encore occupé de personne, et moi petit rien, j’osa m’y asseoir dès que mon Frère et ma Mère me l’urent dit, ah ! que l’on y est bien, on ne se sens plus, l’âme jouit d’un bonheur inesprimable, la paix la plus grande, point de soussis, point de regret, point d’envie, le corps jouis de tous les plaisirs possibles, des guirlandes de fleurs diverses nous entourent, des couronnes tombent sur nos têtes, on marche sur les roses, les lys, les violettes, enfin sur toutes sortes de fleurs très odoriférantes ; l’appartement était immance en grandeur, je n’ai jamais pu voir le fon, si l’on veux, on va, on viens, on s’assied, on chante, on parle avec tout le mon, on se connais et on s’aime tendremment, enfin je ne finirai jamai si je voulais expliquer tout ce que j’ai vu et éprouvée. D’ailleurs pour le dire tel que c’est il me faudrait emprunter les langues des Anges, si non je ne dis rien.

Il y avait environs 3 ou 4 heures que j’étais à