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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/332

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VIE DE MÉLANIE

terre, quittez tous vos sens, entrez et voyez ; à peine Mon Frère eût-il achevé ses mots, que 4 belles Dames d’une beauté éblouissante, ouvrirent avec des chaînes d’or les deux battants des portes, qui semblaient être en feu tant la lumière qui l’entouré était agitée et brillante ; dès que nous fûmes entrés, les quatre Dames qui nous avaient ouver les portes se prosternèrent profondément devant mon petit Frère qui les releva aussitôt ; et moi je ne pensai pas à avancer, j’étais toute stupéfée devoir une si nombreuse population de Monde, de toutes grandeur et de toute beauté, toujours je voulai m’arrêter pour regarder ces jeunes enfants qui paraissaient être dans la joie la plus parfaite, puis ces vieillards qui jouissaient d’un repos le plus doux, puis les Martyrs qui étaient décoré de toutes parts par des chaînes d’or, de pierreries etc. ; enfin viennent les Vierges qui sont d’une beauté incomparable, et les plus près de Dieu, dès que je vis la beauté de ces Vierges, leur bonheur, et tout ce qu’elle jouissaient de plus que les autres, je ne savais plus que devenir, je n’osais point avancer vers elles et je n’avais cependant pas envie de demeurer avec les autres saints, et d’autant plus que mon Frère me me-