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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/331

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VIE DE MÉLANIE

presque toutes ces personne me disait que je marchée pas par le bon chemin parseque c’était an chemin trop singulier ; quelques unes de ces personnes voulurent même me frapper, mon Frère regardait tout cela sans rien dire ; mais ce qui m’était le plus sensible dans ces mauvais traitements, c’était de voir des personnes qui faisaient profession de servir Dieu d’une manière spéciale, me dire toutes sortes de choses qui auraient pues me décourager, de temps en temps j’entendait de ces personnes consacrées à Dieu, me crier Singûillière. Après avoir traversée cet appartement avec beaucoup de peine nous arrivâmes près d’une belle et jolie porte, d’une blancheur éblouissante et toute brodée avec de l’or, mais un or qui ne paraissait pas avoir été pris sur la terre tant il était brillant. Oh ! Dieu, m’écriai-je, je meure, je meure, si cette porte ne change pas, mon Frère, qu’est-ce que c’est que ça ? C’est là, me dit allors mon frère, c’est là la porte de la Maison de Notre Maman, avant d’entrer, laisser là à la porte tout ce qui tient aux peines de la

    son manuscrit, mieux que par ce mot nous qui lui échappait pour la deuxième fois ; puis, elle continue, jusqu’à la fin du récit de ce ravissement, à parler d’elle à la première personne.