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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/33

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XXV
INTRODUCTION

Sève divine conservée, juste ce qu’il fallait pour sauver des milliards de mondes et qu’à la fin s’épanouît cette Fleur plus belle que l’Innocence que les chrétiens nomment, sans y rien comprendre, l’Immaculée Conception, {sc|Marie}} Elle même, le Jardin sublime récupéré.

Pourtant, oserai-je le dire ? rien n’était fait encore. Il fallait que ce Jardin, depuis si longtemps fermé par la Désobéissance du premier Homme, s’ouvrît de lui-même pour expulser le dernier des hommes, semblable à un ver, qui devait racheter tous les autres. Pour cela l’obéissance de Marie ne suffisait pas, j’ai peur de l’écrire. Il fallait, résorbées en Elle, L’impatience et la douleur de tous les siècles.

L’Immaculée Conception n’était pas assez pour procurer le Salut du monde. L’Impatience et la Douleur de l’Immaculée Conception étaient nécessaires.

Nous ne pouvons rien comprendre, c’est entendu. Cependant il est possible d’imaginer une terre abandonnée à toutes les puissances ténébreuses, une race humaine désolée se multipliant de jour en jour et se pervertissant de plus