Ouvrir le menu principal

Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/329

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
269
VIE DE MÉLANIE

escailler, elle pleurait, de ce qu’on aimait pas bien et beaucoup le bon Jésus ; elle demandait à sa Maman de bien bien la faire Souffrir afin de donner l’amour de Dieu aux gens qui ne l’avait pas, car elle croyait que quand les souffrances augmentait en elle, l’amour de Dieu croissait chez les autres ; le jeune Enfant son frère, qui depuis longtemps ne lui était apparu ce fit voir dans ce moment, et lui dit : Ma sœur, allons voir notre Maman. La Sauvage fut comme effrayé de ce propos, lui dit : Mais mon frère, je ne sais pas le chemin, où faut-il passer pour y aller, je ne veux pas même que vous le voyez le chemin, dit le jeune frère et en même temps il s’assied sur le petit gason à côté de sa sœur, puis il étandit sur sa tête et sur celle de sa sœur, comme une espèce de voile blanc qui les couvrait tous les deux, cela fait le gason sur lequel ils étaient assis se détachât de terre et s’éleva en l’air, au bout d’un car d’heure environ de chemin, ils arrivèrent à la porte d’une grande maison, deux grands personnages nous ouvrirent la porte. L’enfant auta les voiles qui les couvrait tous les deux, mais quelle ne fut pas la surprise de la Louve, en voyant une appartement tapissait d’un beau noir, et presque couvert de croix de diffé-