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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/328

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VIE DE MÉLANIE

jours dans un coint toute seule, et quand la Maîtresse l’appelait pour lui faire dire sa leçon il n’y avait pas moyen de lui tirer une parole de la bouche, la Maîtresse la força un jour de lui dire pour quoi elle ne voulait pas dire sa leçon : La Solitaire répondit ; que c’était parce que sa leçon ne disait pas jolie, et que dans le ciel on ne disait pas des choses laides comme ça, et quelle ne voulait faire ici que ce quelle doit faire avec sa Maman dans le Paradis ; eh, puis ajouta-t-elle je ne veux plus venir à l’école, parce que on y fait trop de bruit, j’ai peur que mon cœur l’entande car Mon Petit frère m’a dit bien, bien des fois : Ma sœur ce que je vous recomande, c’est que vous fermier votre petit cœur à tous les bruits du monde, n’écoutez pas ce que le monde dit, ne faite pas ce que le monde fait, ne croyez pas ce que le monde croie ; et commant vous appelez-vous mon enfant reprit la Me. Mon frère m’a toujours dit Sœur, voilà mon Nom, ce furent la a peu prés toutes les paroles qu’a dit la Sauvage pendant un ans environ qu’elle fut à l’école.

Un jour de conget, la Sauvage allat comme à l’ordinaire passer cette heureuse journée dans les bois (elle avait environ 6 ans) elle était toute ennuyé, assise sur une verdure en forme d’un