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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/326

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VIE DE MÉLANIE

ils étaient près des maisons lorsque le petit Enfant lui dit de rester là jusqu’à ce qu’on vienne la chercher, et lui dit aussi vous ne me verrez plus de quelque temps ; mais soyez bien sage, aimez toujours bien le silence et la retraite, n’offancez jamais le bon Dieu et gémissez sur ceux qui l’offances, et puis n’oubliez pas que vous avez une Mère au Ciel que vous irez voir, elle veille sur vous, elle est avec vous, elle vous enfant quand vous parlez, elle voit quand vous souffrez, elle sait quand vous avez faim, allons ma Sœur voici que l’on vient vous chercher, c’est la Sœur de l’homme chez qui vous allez, en même temps l’enfant fit quelques pas pour se retirez La Solitaire ne le vit plus ; quelques minutes après elle vît venir a elle une femme, c’était sa tante. Ah ! lui dit cette femme, ah ! petite méchante, d’où vients-tu dit ? tu as manqué faire tuer ta Mère, par ton père, il y a quelques jours qu’il est arrive, il t’as fait chercher partout et personne en avait connaissance, ton père te croit morte, tu as fait augmenter la haine de ta Mère contre toi, si ton père ne se trouve à la Maison quand tu arriveras, tu est perdu, ta mère a juré ta perte si tu vivais encore ; en attendant vients chez moi, et je m’informerai si ton père est chez lui pour que je puisse