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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/325

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VIE DE MÉLANIE

partement des hautes Alpes, toujours conversant sur la passion ou sur la vie cachée de Notre Seigneur Jésus-Christ ; ils étaient dans un bois lorsque Mélanie prit la boutade de ne pas vouloir s’en aller si son bon Jésus ne lui faisait souffrir tout ce qu’il avait souffer et partout où il avait souffer sans qu’il en échappe une brise de moins, le jeune conducteur eut beau lui dire d’avancer et de la dispersuader que les souffrances que Jésus-Christ étaient inexprimables et qu’elles étaient trop dure pour elle, elle était trop têtue pour se convaincre qu’elle ne pourait pas les porter. Vous pourez donc les suporter ma sœur, eh bien faites le Signe de la Croix ?… Puis l’Enfant lui touche d’abord la tête avec ses deux petites mains, et aussitôt des douleurs lui tiennent la tête. La Sauvage porte les mains à la tête croyant d’y toucher quelque chos, mais elle n’y toucha rien, enfin l’Enfant continue à la toucher ; après la tête ce fut les mains, les pieds et le côte cela lui causa[1] de grandes douleurs tous les jours et particulièrement le vendredi, mais a mesure qu’elle augmentait en âge, les douleurs augmentaient aussi. Ils se dirigèrent enfin du côté de Corps,

18.
  1. Elle a écrit cause, puis a mis un a sur l’e.