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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/322

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VIE DE MÉLANIE

frère, mais je ne sai pas le chemin ni la Maison, je suis venu ici de nui, eh bien dit l’enfant, je vous conduirai jusqu’au village puis vous trouverez un des enfants de l’homme où vous allez qui vous conduira à la Maison ; Mélanie tombe à genou et se mit à pleurer, en disant : je vais donc encore retourner labat dans cette maison, labat où l’on fait tant de brui, où l’on ne me laisse pas toujours panser à mon bon Dieu, on veut toujours me faire parler, labat où je suis ennuyé parce qu’on fait du bruit ; Ah ! si j’étais au moins comme les autres, si j’avais une Maman et un papa, j’irais trouver ma Maman, et je lui dirai tout, mais je n’ai personne. Avant de nous quitter dit l’enfant à M. que voulez-vous faire dire à votre Maman ? Moi, moi, dit M. toujours en pleurant, moi, j’ai, j’ai donc une, une maman, où est-elle, où demeure-t-elle. Oh ! j’ai une maman, je dirai comme les autres disent : je le dirai à ma Maman ; cette Maman est au Ciel et partout avec ces enfants elle pense à vous, elle vous aime ; aimez-la bien vous même, les autres mère abandonnent quelquefois leurs enfants mais la Mère du Ciel, n’abandonne jamais ; Mél. s’en fut ensuite comme l’enfant lui avait dit ; Julie Mathieu avait défen-