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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/320

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VIE DE MÉLANIE

ainsi délaissée se trainée comme elle pouvait, marchant autant des Mains que des genus ; elle passé les journées et quelquefois les nuis entière dans un coin de la maison, ou sous un lis ; là elle pensait à l’enfant Jésus, et la Sainte Vierge, et puis aux souffrances de Notre Seigneur. Plusieurs mois s’écoulèrent ainsi. Un jour Julie M. était seule dans sa Maison, son Mari était pour un mois dans un bourg à 5 heure de Corps, ses deux petits garçons était dehor à s’amuser ; la Mère ennuyé de voir la constance de la Louve à rester sous leur lis dans un appartement toute seule, elle fut la trouver et lui dit : Louve sort d’ici, va-t-en dans les bois avec les Loups, et elle l’a pris par le bras et la mit ainsi dehort ; M. s’en fut dans un bois qui était tout près de là, elle y resta plusieurs jours ; puis elle fut plus loin dans les bois ; ce fut là qu’elle fit le rencontre heureux d’un petit enfant qui venait à peu près tous les jours pour la voir et lui apportait à manger ; cet enfant paraissait avoir 3 ou 4 ans, il était d’une blancheur éblouissante, des petits yeux bleus brillant une voix douce et affable dans ses manières ; cet enfant paraissait avoir vécu du temps de Notre Seigneur, car il savait tout ce qui