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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/309

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VIE DE MÉLANIE

d’Anges remplis de science infuse très élevée et de dons surnaturels proportionnés à la mission et à la grandeur surnaturelle de chaque chœur. Tous aimaient Dieu de tout leur pouvoir selon leur capacité et nageaient dans le bonheur le plus parfait ; la gloire qu’ils avaient, même avant de jouir de la vue de l’Essence Divine, est incompréhensible aux mortels ; de sorte que la gloire du moindre d’entre eux, sa lumière, sa splendeur aurait obscurci l’éclat de notre Soleil.

Après les avoir créés Dieu leur fit entendre qu’il les destinait à être sa cour dans le ciel des cieux. Mais le Très-Haut, dans sa sagesse mystérieuse, avait résolu de ne donner sa gloire éternelle à aucune créature intelligente si, auparavant, elle n’avait montré sa soumission et sa fidélité en lui obéissant ; il ne permit donc pas que les Anges vissent son Essence Divine, autrement ils eussent été impeccables. Donc Dieu ne s’étant pas manifesté aux Anges dans toute la plénitude de sa gloire (comme il le fit après la Victoire éclatante des bons Anges), tous les Anges connaissaient parfaitement la haute Majesté du seul unique Dieu, incréé, éternel et tous ses attributs inaccessibles et éternels