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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/308

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VIE DE MÉLANIE

À cela il me fut répondu : « Offrez mes mérites avec vos souffrances en satisfaction de ce que vous devez à ma justice et soyez en paix. » — « Mais, dis-je, comment puis-je savoir que vous m’avez pardonné ? » La même voix me dit, le divin Maître se montrant au milieu d’une vaste et brillante lumière : « Eh bien ! voyez que je vous pardonne une autre fois. » En même temps de la bouche de sa majesté, deux rayons de lumière vinrent me frapper, l’un au front, l’autre au cœur, et aussitôt je me sentis purifiée, toutes craintes avaient disparu pour faire place à une tranquillité délicieuse et ravissante joie. Je remerciais de tout cœur la grande miséricorde de mon bon Jésus, je lui demandais son pur et saint amour et la grâce de faire en tout et toujours sa sainte volonté.

Je compris et je vis dans cette lumière sans fin la création des anges innombrables, leur épreuve, la rébellion d’un grand nombre dans les neufs chœurs, la création d’Adam et d’Eve et leur chute.

Le premier jour, en créant le ciel et la terre Dieu créa la lumière et du même coup les Anges, c’est-à-dire que Dieu créa la lumière en un seul point, et de cette lumière sortirent des multitudes