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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/307

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VIE DE MÉLANIE

me reconnais malade dans l’âme, que je veux être guérie de toutes mes maladies spirituelles ; il n’y a que Lui qui puisse me guérir et faire que je ne l’offense plus. » D’après ce que la grande lumière m’avait fait comprendre, je priais tout le temps ; je priais pour beaucoup de personnes, je désirais que tous les hommes fussent embrasés de l’amour de mon tout bon, tout aimable amoureux Jésus, quand de la grande lumière de la présence de la Divine Majesté, j’entendis la voix de l’Éternel : « Si vous voulez ma grâce et mon amour, correspondez avec fidélité et priez. » Je priais mon Dieu d’avoir pitié de moi, de me pardonner toutes mes fautes par les mérites de mon amoureux Jésus-Christ, de pardonner à tous les pauvres pécheurs et à ma nation qu’il m’avait montrée très coupable et déclinant dans la foi : « Je vous en supplie, oh ! mon amour, vie de ma vie, centre de mon repos, ne soyez fâché avec aucune des créatures que vous avez faites à voire image ; et si c’est moi qui en suis cause par mes péchés et par les scandales que je donne, terrassez-moi, anéantissez-moi, que je disparaisse de la terre ; il me suffit que votre miséricorde me donne votre amour et que vous soyez glorifié. »