Ouvrir le menu principal

Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/301

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
241
VIE DE MÉLANIE

et à Quet j’avais été victorieuse !… « Oh !! Oh !!… mais, mon doux Frère, vous n’avez donc plus de mémoire ? C’est vous, vous-même qui m’aviez dit ce que je devais faire, c’est pourquoi je préférais mourir que de vous désobéir ; voilà éclairé le premier fait. Venons au second : outre que bien des fois notre très bon, très amoureux, tout-puissant et tout miséricordieux Jésus-Christ m’avait fait connaître d’une part que l’homme n’est pas capable par lui-même de faire la moindre action de valeur pour la vie éternelle ; d’autre part que si l’homme correspond aux grâces à lui faites gratuitement, c’est toujours notre miséricordieux Jésus-Christ qui, avec sa double grâce, le corrobore. Notre Jésus-Christ fait comme une bonne mère qui aime beaucoup son tout petit enfant à qui elle veut apprendre à marcher : elle le met à terre et lui dit : « Allons, marche », en même temps elle le soutient par la lisière sans que le petit innocent y prenne garde, et il marche ; de temps en temps il chancelle et vite, la mère, par le moyen de la lisière le retient ; arrivé au point déterminé on crie à l’enfant : « Victoire, victoire !!! » tandis que s’il n’est pas tombé c’est grâce à la mère et à la lisière dirigée par elle. Eh bien ! mon très aimé Frère, voilà que ma