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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/296

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VIE DE MÉLANIE

tère doux, aimable, avenant, docile, il était suftout humble de cœur et d’esprit. Il avait le don de pureté en un degré si sublime qu’il surpassa la pureté des anges ; il était aimé de Dieu. Sa foi héroïque ne peut se comparer, et comme à la foi est dû le mérite et la gloire[1], il eut aussi la gloire du martyre. Son martyre proprement dit commence le jour de la Purification, en entendant la prophétie faite à notre douce Mère Marie ; car il pénétra le mystère des douleurs de son Fils adoptif et de Marie si justement appelée Reine des martyrs. Or saint Joseph aimait ardemment le divin Enfant-Dieu, et il pensait continuellement à la passion qu’il devait endurer pour la rédemption du genre humain ; mais ce qui augmentait sa douleur et lui faisait verser d’abondantes larmes c’était que comme enfant d’Adam, il devait être racheté au prix du sang de son divin Rédempteur. Son oraison était continuelle et son silence presque absolu.

Saint Joseph s’endormit dans les bras de son

  1. 18 janvier 1901 : « Pourquoi n’avez-vous pas écrit que c’est à la charité que sont dus le mérite et la gloire ?

    — Il me semble, et dans bien des circonstances je crois avoir compris, qu’avec la foi marchent toujours les œuvres. Si je dis que j’ai la foi et ne pratique pas, c’est que ma foi est morte. »