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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/295

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VIE DE MÉLANIE

les mains de cet homme qui me paraissait un ange de bonté, de grandeur en même temps, de modestie, de prudence et de sagesse. Puis je pensai : « Eh ! mon coup a raté ! pour réparer les injures, les injustices faites à mon tout bon, tout aimable Jésus-Christ, j’avais accepté de tout mon cœur ces souffrances, ces mépris et tous les anéantissements qui me sont dus. J’aurais aimé, voulu être détruite, afin que mon tout aimé Jésus fut honoré, connu et aimé de tous les hommes. » À cela une douce et pénétrante voix venant du milieu de la grande lumière me répondit : « Ce que vous avez voulu faire est reçu comme fait aux yeux de l’Être incréé. Tout Puissant. Vous avez vidé votre cœur des choses corruptibles, Dieu l’a rendu capable de Lui-même. » Après ces paroles intellectuelles, je me concentrai dans ma nullité ; j’avais compris bien au delà des paroles entendues : je n’en dirai que très peu et en omettant ce qui semblerait prêcher. Saint Joseph, père nourricier de l’Homme-Dieu, époux de la Vierge Marie, est, après la Mère de Dieu, le saint le plus élevé en gloire dans le ciel des cieux. Dès sa jeunesse, par l’impulsion de l’Esprit-Saint, il avait consacré à Dieu la belle fleur de sa virginité. D’un carac-