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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/294

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VIE DE MÉLANIE

ses yeux sont clairs, doux et pénétrants comme deux soleils, sa douce voix sonore et amoureuse, plante l’amour dans tous les cœurs qui l’entendent. Allez, allez, que si vous le voyez vous le reconnaîtrez aussitôt. » Et l’homme s’en alla… Eh !… mon Frère, mon bien-aimé Frère ne vint pas. Je pensais : « Peut-être a-t-il eu peur de ces vilaines vaches ? mais je l’aurais protégé, je me serais laissée tuer pour le détendre. Il peut se faire aussi que notre bon Dieu lui ait manifesté quelques-unes de mes infidélités, ou que quelque action faite trop humainement l’aura peiné ! Oh ! cher et bienaimé Frère, venez, venez me dire mes manquances et m’apporter le remède efficace et sanctifiant. Je suis méchante, oui, mais notre bon Dieu est la bonté même ; il est tout formé et tout rempli d’amour pour ses créatures, même les plus indignes, telles que moi ; venez frère de mon cœur, venez, je languis d’amour de vous voir, devons écouter me parler de mon très amoureux Jésus-Christ que j’aime de tout mon cœur, de toutes mes forces et plus que ma vie, venez si notre Maman vous le permet… » Ensuite je rendis des actions de grâce à la divine Providence pour le secours qu’elle m’avait donné par