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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/282

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VIE DE MÉLANIE

éternellement impeccable ; il rend grâce à Dieu, il l’adore et l’aime.

Le crucifix disparut : l’ange se releva, fit le signe de la croix et me dit en me présentant le breuvage avec la fleur rouge : « Chère amie, la preuve que je suis l’ange du Seigneur notre Dieu, je vous l’ai donnée au Saint Nom de Jésus. Prenez pour son amour cette nourriture qu’il vous envoie. » La Louve prit cette coupe : « Oh ! quelle bonne odeur ! Elle m’enivre avant que je boive !… Mais, dites-moi, ami fidèle, quand est-ce que je l’aimerai ? Dites-moi ce qu’il aime afin que je le fasse, ou ce qu’il y a en moi qui l’empêche de venir… » — « La terre, chère amie, n’est pas un lieu de repos ni de jouissance ; l’amour consommé n’a son parfait épanouissement que dans le séjour des bienheureux, parce qu’ils voient la Majesté Divine face à face et à découvert. Vous êtes encore voyageuse et dans un corps corruptible : imitez Notre-Seigneur Jésus-Christ. Depuis l’union de sa Divinité à son humanité sainte jusqu’à sa mort sur la croix, il n’a cessé un instant de souffrir dans son âme, dans son cœur et dans son corps. Imitez-le par la foi en ses mérites infinis. » Il disparut. Vite je conduisis ces vaches dans le