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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/281

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VIE DE MÉLANIE

jusqu’à la mort aux sacrés desseins de la Majesté du Très-Haut ? Mais pour que je ne sois pas trompée par l’ennemi de tout bien, par l’ange déchu, quel signe avez-vous à me donner que vous êtes l’ambassadeur de Notre-Seigneur Jésus-Christ ? … » Il sortit de sa poitrine la Croix de notre divin Rédempteur et se prosternant il adora le crucifix glorieux et baisa ses cinq plaies glorieuses et resplendissantes. « C’est bien. Faites à présent un acte d’amour de Dieu, de notre Dieu incréé, éternel, subsistant par Lui-même. « Il le fit. Je n’essaierai pas de le reproduire : je gâterais ce langage angélique. Selon ma compréhension d’alors, je crus bien qu’il était un ange fidèle et nullement l’ange des ténèbres, maudit de Dieu qui ne peut ni s’humilier sincèrement ni lui rendre grâce pour le bienfait de sa création, ni le louer pour la justice qu’il exerce sur les anges rebelles et orgueilleux. Au contraire, si l’Ange de Dieu ne fait pas des actes d’humilité comme les mortels voyageurs, il reconnaît avoir été créé et conservé dans son état de créature par la bonté de Dieu, qu’il doit ses mérites et sa gloire aux mérites infinis du sang de Jésus-Christ qui lui ont été appliqués par anticipation et l’ont rendu