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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/276

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VIE DE MÉLANIE

et glorieuse Reine était ma trésorière, qu’elles voulussent bien les lui remettre et toujours avec les mêmes conditions, c’est-à-dire que mon Divin Epoux, pour sa gloire et la sanctification de ses Ministres, puisera dans le trésor dont il a été le producteur. Notre douce Mère et grande Reine, avec une grâce et un sourire tout célestes, mit ces fleurs sur sa poitrine et les couvrit d’un pli de sa robe. Notre doux Sauveur me regarda alors aimablement avec ses beaux yeux pénétrants et parlant dans le silence. Il avait, en me laissant la vie humaine, accepté ma mort : Voilà la signification de la palme qu’il tenait dans sa main droite. Puis tout disparut.

Je me retrouve assise à terre, à côté d’une chaise en débris. Mes patrons étaient encore au lit. Je sortis pour prier un peu dans l’étable. Après environ une heure, j’entendis que mes maîtres parlaient et discutaient entre eux ; je rentre pour demander où je devais mener les animaux, et tous me disaient je ne sais quoi. Enfin ils me grondaient et m’appelaient esprit follet ou follette, je ne sais, et me demandaient où je m’étais cachée, puisque avec une lampe ils m’avaient cherchée partout, et que je n’étais sûrement pas dans la maison, et que pour sortir