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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/275

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VIE DE MÉLANIE

reux Jésus feignait de ne pas me regarder ; il était au milieu d’une lumière inaccessible, il était lui-même cette lumière et était vêtu de sa propre Lumière incomparable ; sur sa tête, il avait trois couronnes distinctes mais non séparées. Les Vierges tenaient chacune une fleur différente à la main droite, comme une marguerite, une rose, une violette, un lys, etc. ; chaque fleur avait dans le milieu l’image vivante, parfaite de notre doux et bien-aimé Jésus-Christ. Je compris que cela signifiait la rectitude d’intention dans la pratique des vertus symbolisées par ces fleurs multiples sur une seule tige. Et Marie, la grande Reine incomparable, le chef-d’œuvre de la très sainte Trinité ! Et elle est notre Mère ! Sa beauté, sa splendeur, la puissance qu’elle a reçue de son divin Fils, tout en elle est si sublime, si grand, qu’elle fait la joie, l’admiration des anges et de tous les bienheureux. Je gâterais sa beauté si, ignorante que je suis, j’essayais de balbutier ses qualités. Je l’aime, voilà tout…

Après la belle musique, les Vierges venaient pour me remettre la tige de fleurs qu’elles portaient ; je ne les reçus pas ; je leur dis que je ne me fiais pas de les conserver ; que notre bonne