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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/26

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XVIII
VIE DE MÉLANIE

d’oiseaux venaient tous les jours, et alors faute d’hommes à qui parler du Bon Dieu, la Louve leur prêchait, puis on chantait le cantique : « Goûtez, âmes ferventes… » Tous donnaient signe de grande attention et inclinaient la tête aux très saints Noms de Jésus et de Marie.

Les loups venaient ensemble à l’heure fixée ; les renards venaient ensemble ainsi que les lièvres, les chamois elles oiseaux. (Un serpent vint aussi, mais fut renvoyé.) Une fois arrivé, chacun de ces animaux prenait la place qui lui avait été assignée et écoutait. Puis dès qu’ils entendaient la fin qui était à peu près celle-ci : « Sit nomen Domini benedictum ! », ils faisaient les fous ; surtout les renards faisaient des espiègleries à leurs confrères loups ; ils les mordaient à l’oreille, à la queue ; ils donnaient des tapes avec leurs pattes aux lièvres et les faisaient rouler ; ils tiraient en arrière les petits chamois par leur petites queues, etc. Dès que jeteur disais de se retirer, tous partaient…


On croirait lire les Fioretti, mais combien d’autres choses encore !

Je ne résiste pas au désir de citer un miracle très différent dont le caractère biblique m’a fortement impressionné :