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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/245

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VIE DE MÉLANIE

votre glorification. » Tout à coup je me vis comme une jeune personne de haute stature et vêtue d’un beau vêtement blanc avec divers ornements d’or. L’Éternel Père dit : « Que faisons-nous de cette petite fille et que désire-t-elle ? » Je répondis : « Je désire du même désir de mon amoureux Jésus la sainte volonté de Dieu. » Une seconde fois me fut demandé : « Que désire cette petite fille ? » Je répondis : « Rien, mon Seigneur, que votre sainte volonté confirmée par le sceau de votre pur amour en tous les jours de ma vie sur la terre et pour toute l’éternité. » La Colombe tenait un anneau d’or pendu à son bec ; le Fils me le mit au doigt annulaire de la main gauche et me dit : « Aujourd’hui nous nous sommes unis : vous aimerez ce que j’aime, vous éprouverez ce que j’ai éprouvé. » Dans ma stupéfaction je dis : « Mais Seigneur, que faites-vous ? vous avez oublié qui je suis ! » Il me répondit gracieusement : « La bonne odeur de votre petitesse m’a attiré à vous : ce n’est pas vous qui êtes venue à moi, c’est ma miséricorde qui est venue à vous. » Le Père me bénit et tout disparut[1].

  1. « Elle m’a dit de vive voix que la Sainte Vierge et un grand nombre de vierges et d’anges étaient présents et que