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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/244

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VIE DE MÉLANIE

reconnaissance, comme s’il avait ardemment désiré l’heure de cette offrande d’un infini mérite pour les pauvres pécheurs. Puis je vis que de nouveau mon Amant Jésus s’offrit à son Père comme victime immolée. Il laissa tomber ses bras, baissa sa tête un peu en avant sur sa poitrine et penchée sur son épaule droite. En ce moment l’Éternel Père avait perdu ses foudres et voulut bien bénir la terre.

En présence de la stupéfiante Éternelle Majesté, je me plongeai de plus en plus dans mon néant jusqu’à me perdre de vue. La confiance dans l’infinie miséricorde de Celui qui existe par lui-même et qui est porté toujours à aimer ses créatures même les plus viles et les plus ingrates fit que du fond de mon infirmité, je dis : « Seigneur mon Dieu, vous qui, dès mon enfance, n’avez cessé de m’assister et de m’instruire dans vos voies saintes, par miséricorde pardonnez-moi tous mes péchés et toutes mes infidélités dans votre saint service ; avec votre puissante grâce, dès ce moment et pour toute l’éternité je me donne à vous avec toutes les puissances de mon âme ; je veux en tout et partout dépendre de vous ; broyez-moi. Seigneur, si cela doit vous glorifier, je ne veux et ne cherche que