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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/233

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VIE DE MÉLANIE

Les belles journées commençaient, ma maîtresse de Sainte-Luce vint me prendre ; et je gardais les brebis en attendant de pouvoir sortir avec les vaches. Or un jour que je gardais les brebis, le temps était très froid et il neigeait ; la pensée me vint si mon aimable Sauveur avait souffert du froid. À cette demande il me fut bénignement répondu intellectuellement par celui qui connaît les plus secrètes pensées : « Le Fils de Dieu par amour pour le genre humain à voulu souffrir du froid, du chaud, de la faim, de la soif, de sommeil, de fatigue, de lassitude, et de tous les mépris et accusations de ses créatures, comme je vous les ai fait connaître. Comme Homme-Dieu, chaque peine avait des mérites infinis pour avalorer les souffrances des hommes qui souffrent en union de mes mérites. » Alors je lui dis : « Seigneur, je vous en prie, faites-vous connaître à tous les hommes afin qu’ils vous aiment, comme vous vous êtes fait connaître à moi. » Mon très amoureux Jésus me dit : « Ma fille ce n’est pas par vos mérites que je me fais connaître à vous ; c’est pour glorifier ma miséricorde, en choisissant ce qui est inepte dans le monde. Ne suis-je pas maître de faire ce que je veux et à qui je

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