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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/200

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VIE DE MÉLANIE

tout puissant, gardez-le vous-même, avec moi qui suis votre propriété absolue, pour votre plus grande gloire. » Il ne se déplut pas de ma demande et notre belle Maman prit le lys des mains bénies de mon Frère qui le lui présentait, et Elle le mit sur son cœur. Ce fut tout.

Dès que je me vis dans la grande Lumière, je me sentis renouvelée ; tout disparut : doutes, craintes, fatigue, lassitude, accablement d’avoir été cause par ma faute de l’éloignement de mon Dieu, mon unique amour, la lumière de mes yeux, la médecine de mon âme, le tabernacle de mon repos et mon tout en tout. Le désir d’aimer mon divin Maître croissait toujours davantage dans mon cœur, je dirais même dans les puissances de mon âme. Il me semblait que mon Amant purifiait tout dans mon âme avec le feu incessant de son amour dont les flammes dévoraient les nombreuses taches de mes infidélités.

Quant aux effets produits par la vue de la beauté incréée : la connaissance des attributs divins, de l’impénétrable sagesse du Très-Haut, les hauts enseignements de la Force des faibles ; je ne saurais pas les exprimer.