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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/188

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VIE DE MÉLANIE

main sur la figure comme si elle faisait le signe de la croix ; on ne sait pas bien ce qu’elle faisait. Ma fille avait perdu connaissance et ne se rappelle pas bien ; mais le fait est que quand j’arrivai Tenfant était parfaitement bien et sans trace de brûlures, parce qu’il n’avait pas eu le temps de se faire du mal. Voilà le prétendu miracle expliqué.

« Une autre fois nous avions fait le pain dans le village du Serre, selon notre coutume ; mais vers le midi, craignant de n’avoir pas assez de vieux pain, j’envoyai la petite au village pour prendre un pain, s’il était cuit ; or le pain était encore dans le four. Pendant qu’il finissait de cuire et que la sœur attendait dehors, une fille était montée sur un arbre pour prendre une poire. Cette fille était sujette au mal caduc, une crise lui survint, elle tomba comme un plomb et resta sans mouvement. Toute la gent du village accourut avec les parents de la jeune fille qui pleuraient. Il paraît qu’en tombant elle s’était cassé le pied ; le pied pendait, disait-on (je ne l’ai pas vu). La sœur y fut, s’approcha et dit : « Ne pleurez pas, ce n’est rien, ôtez-lui son bas. » — « On ne peut pas », dirent les parents. — « Laissez-moi faire, répliqua la sœur, je ne lui ferai pas de mal », et elle lui