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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/187

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VIE DE MÉLANIE

partout dans la voie de sa Passion pour obtenir son amour et le pardon de mes péchés… » — « Ah ! s’exclama la fille de ma maîtresse, vous faites les choses faciles si vous croyez que sans la restitution de votre vol Dieu vous pardonnera ! Il y a peut-être une religion faite pour vous ? Vous êtes dans l’erreur, ma chère, comme erreur sont vos miracles… » Une des personnes demanda si vraiment le bruit répandu dans les villages à propos de divers miracles était fondé. « Rien du tout, répondit ma maîtresse (et elle avait raison), tout a été une fumée ; en deux paroles je vous explique comment la chose s’est passée. Ma fille était assise près du feu, en face avec son enfant sur ses genoux, quand tout à coup elle entendit grand bruit dans l’étable des veaux. Ma fille se lève aussitôt, assied son enfant à sa place, sur la chaise devant le feu et court à l’étable. L’enfant trop jeune pour se tenir assis sans appui tomba dans les flammes et poussa des cris qui furent entendus par ma fille qui accourut en toute hâte, releva l’enfant tout en feu ; et le croyant brûlé, défiguré, elle appela au secours. La sœur l’entendit et vint et aussitôt elle dit : « Ce n’est rien, n’ayez pas peur. » Ce disant elle prit l’enfant et, que sais-je ? elle lui mit la