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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/167

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VIE DE MÉLANIE

Mon âme avait repris courage, ma confiance dans les grandes miséricordes du Très-Haut était entière et ma foi aussi, reposant sur Dieu et sur sa parole assurée. J’étais heureuse de savoir que notre Tout-Puissant Dieu est Celui qui est, l’Être immense, immuable, existant par lui-même, infini, éternel, qui jouit de sa propre félicité, qu’il est partout et en toutes choses.

Il est bien sûr que la connaissance de Dieu et de ses attributs porte à aimer l’Incréé, le Très-Haut, l’Incompréhensible, le miséricordieux Seigneur des vertus. De tout cela naît l’ardent désir d’aimer souverainement l’auteur de toutes les merveilles connues et inconnues ; le désir qu’il soit aimé non seulement par moi, chétive créature, mais par tous les hommes me ronge le cœur et y allume ce grand désir de souffrir, de m’immoler avec mon cher Jésus crucifié. Oh ! si nous savions tout l’amour que Jésus a pour nous !… Eh ! oui, pour nous ; car il n’est pas mort seulement pour tout le genre humain, mais pour chacun de nous, et nous pouvons dire avec vérité : Jésus-Christ est mort pour MOI, pour me donner la vie de la grâce.

Il me restait peu de temps pour finir l’année au service de cette famille. À ce propos je dois vous