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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/160

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VIE DE MÉLANIE

un spectacle si lamentable : je priais, priais pour toutes ces âmes saintes et résignées, que le Dieu des miséricordes voulût leur donner à toutes un sensible soulagement par la Passion et la mort de Jésus-Christ et en délivrer soixante-douze pour l’amour de MARIE, Vierge et Mère, coopératrice de notre Rédemption. Je vis l’Ange de Dieu ayant en main un calice rempli du très précieux Sang de l’Agneau qui efface les péchés du monde : il le répandit sur ces ardentes flammes qui diminuèrent aussitôt de volume et d’intensité ; puis sur les âmes qui attendaient la charité du sacrifice de la Messe et les prières, pénitences et sacrifices des chrétiens pour voler dans le sein de Dieu. Ainsi fut fait pour elles, par les mérites du Sang de l’Homme-Dieu et par les prières de MARIE, notre Maman, la belle, la douce Mère de la miséricorde et de la clémence.

Je n’entreprends pas de décrire les horribles tortures que souffrent certaines âmes dans ce gouffre obscurci par des miasmes révoltants. Il me fut manifesté que ces âmes-là avaient été à peine sauvées des peines éternelles. Oh ! si les pécheurs, oh ! si les personnes consacrées à Dieu qui le servent avec tant de négligence, quelques-unes avec tant de scandale, pouvaient