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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/158

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VIE DE MÉLANIE

l’erreur, ils se donnassent à Jésus-Christ pour l’aimer par-dessus tout. Je ne sais comment cela se fit : pendant que je priais la face contre terre, je me trouvai tout à coup en compagnie de mon ange gardien qui me dit : « Sœur, venez, je vous ferai voir des âmes de Dieu qui l’aiment beaucoup sans qu’elles puissent le voir autrement que par une foi incomparablement plus vive et plus persuasive que celle des mortels, ni jouir de sa gloire, puisqu’elles sont tachées par des fautes vénielles et les restes des fautes plus graves non expiées pendant la vie. Quand pour elles vous offrirez au Père Éternel, au saint Nom de Jésus-Christ, le sang et les mérites de la Passion du Sauveur, leurs taches seront lavées, effacées et, ornées, elles voleront s’unir à leur Dieu. »

Aussitôt nous nous trouvâmes près du purgatoire dans les entrailles de la terre, et il me fît voir, observer les diverses peines dont souffrent ces saintes âmes. Quelle horreur ! Quelle scène terrifiante que cette réunion de toutes sortes de peines, de tourments, ces flammes mêlées d’un feu liquide, sans compter la faim, la soif et les désirs qui tourmentent chaque âme selon ses taches ! Il me fit observer plusieurs choses que