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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/133

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VIE DE MÉLANIE

tous les champs, toutes les prairies lui appartenaient ; par conséquent je laissais paître partout où elles voulaient et je fus instruite sur cela. Il me fut enseigné qu’il y a des limites aux propriétés, etc., et même aux royaumes de la terre. La même voix (venant toujours de la grande Lumière de la présence de Dieu) m’enseigna que maintenant je devais aimer et glorifier le Très-Haut plus solidement que je ne l’avais fait jusqu’ici ; que le Dieu Tout-Puissant doit être aimé pour lui-même, parce qu’il mérite seul d’être aimé d’un amour très pur et dénué de tout intérêt propre ; qu’en toutes mes actions je ne devais désirer que de faire la nue volonté du Dieu Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre ; que je devais m’oublier moi-même pour n’agir et ne penser que pour la gloire de Jésus-Christ ; que Dieu me voulant toute à Lui, je devais lui donner et redonner ma volonté sans restriction. — Comme depuis longtemps je lui avais donné ma volonté, j’allais m’attrister de cette nouvelle demande, la voix ne m’en donna pas le temps ; je compris aussitôt que ce n’était pas ma volonté dans l’action extérieure que le bon Dieu me demandait, mais ma volonté dans le consentement et la soumission à toutes les opérations