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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/128

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VIE DE MÉLANIE

aussitôt que nous entrâmes dans le cercle, elles chantèrent un très joli cantique dont la répétition était : « Une sœur de plus ! une sœur de plus ! » En même temps une grande Dame, non, une belle Reine, vêtue à la royale de splendides draperies ornées de brillants éblouissants à mes yeux, Elle était incomparablement plus belle que tous les autres saints, descendit de son trône, vint au-devant de mon Frère et le salua profondément. Aussitôt mon Frère me dit : « Sœur, voilà notre Maman ». À peine avait-il achevé ces mots que je me sentis attirée à Elle, je cours tenant toujours mon Frère par la main et m’élance dans les bras de ma Mère en disant : « Maman, ma bonne Maman, Maman !… » — « Ma fille, ma chère enfant, me dit-elle, oui je suis votre Mère, soyez mon enfant, (en marchant sur mes traces) venez avec moi. »

Et Elle m’emmena en haut ; mon Frère était devenu grand personnage, mais c’était toujours Lui ; il s’assit sur un trône magnifique tout resplendissant, à la droite d’un très haut personnage tout lumineux qui paraissait être l’Éternel Père, par la raison que de lui-même, il était lumière ou la Lumière éternelle ; à la gauche s’assit ma Mère, sur un trône d’une blancheur