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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/127

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VIE DE MÉLANIE

qui, par un signe, les releva aussitôt. Mais que vis-je donc !… Ah ! ici, il vaut mieux se taire ; le silence en dira plus que ma parole, je passe. Je ne pensais plus à avancer, tant j’étais stupéfiée devant cette multitude de bienheureux nageant dans une joie la plus pure, dans ce séjour de lumière sans limite infiniment plus blanche, plus pure que le soleil ! !… Je voulais m’arrêter, admirer ces gradations et ces variétés dans les gradations de toutes ces âmes bienheureuses nageant dans la gloire infinie du Verbe de Dieu Très-Haut, et remplies de leur gloire acquise dans le temps. Mon Frère me tenant par la main avançait toujours. Enfin j’aperçois les chœurs des Vierges, toutes d’une beauté incomparable, inimaginable, plus heureuses encore au milieu de tous ces heureux… Je ne savais que devenir, je n’osais pas m’en approcher et cependant je ne voulais pas rester là d’autant plus que mon Frère me conduisait toujours… Près de la légion des Vierges, qui, en comparaison avec les légions des saints de tous grades, étaient bien minime (je compris, il faut avoir combattu) étaient des trônes magnifiques dont deux libres. Dès que ces Vierges nous aperçurent, elles firent une ouverture, c’est-à-dire que le cercle s’ouvrit et