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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/122

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VIE DE MÉLANIE

Ma tante, son chemin de croix terminé, étant venue à sa place, m’aperçut, et comme on allait fermer l’église elle me fit sortir avec elle. Apprenant par moi que j’avais été chassée de la maison, elle m’emmena chez elle où je restai deux ou trois mois. Dans l’intervalle, mon père était revenu et aussitôt sa sœur avait tâché de le rencontrer pour lui dire de n’être pas en peine. Mon père vint aussitôt me voir ; sa sœur lui parla à part, il revint, me dit de rester avec sa sœur et s’en alla.

Soir et matin, ma tante me faisait prier avec elle et dire le chapelet. Tous les dimanches, après vêpres, elle m’emmenait avec d’autres personnes, en pèlerinage à la Chapelle de Notre-Dame de Gournier, sur le chemin qui conduit à la Salette, à demi-heure environ de Corps. Nous passions près de la maison de mes chers parents. Quelquefois je voyais à distance ma chère mère. La première fois je demandai à ma tante la permission d’aller la saluer, elle ne le permit pas. Je pensai quelle ne voulait pas que j’interrompe la récitation du chapelet.

Ma tante m’envoyait à l’école ; mais pendant un an environ qu’en différentes fois je fus à l’école, je n’appris pas seulement à bien con-