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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/111

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VIE DE MÉLANIE

amour, toute belle comme une nouvelle épouse aimable comme l’amour, attrayante comme la Sulamite, fraîche comme la rose du matin ; dans la main Elle tenait un très beau lys qui n’était pas complètement ouvert et de l’intérieur duquel sortait une très active lumière comme une flamme ardente ; au milieu de cette flamme et presque dans le lys était une belle croix d’or, mais pas de l’or d’ici, ornée de pierres précieuses dont je ne saurais dire la beauté. Toujours intellectuellement ma très douce Maman me dit : « Courage, ma fille, ne vous désanimez pas, je suis toujours avec vous, soyez souple, docile (sous la puissante main du Très-Haut) ; obéissez en toutes les choses qui n’offensent pas la présence du Dieu Très-Haut. Aimez qui vous méprise. Tout vient de Dieu. Et que toutes vos actions soient rendues précieuses par les mérites du sang adorable de Jésus-Christ, le Saint des saints. Soyez vigilante sur votre cœur. » Puis la grande Reine toute composée des finesses de l’amour ajouta : « Cette fleur est mienne et vôtre, je la conserve. » En disant ces dernières paroles, Elle la mit sur son sein, la couvrit avec son voile et disparut ; mais je ne me sentais pas seule ; le désir de souffrir augmentait : vite