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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/107

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VIE DE MÉLANIE

qui m’aimait beaucoup et qui savait où j’étais !… Marie, ma douce Mère, était belle de la beauté même, riche du Très-Haut, fraîche comme un beau lys amoureux qui a pris naissance et croissance dans le foyer du cœur du Dieu Tout-Puissant, ornée des mérites infinis de l’Homme-Dieu, en un mot elle était comme le chef-d’œuvre de la sainte Trinité, coopératrice de notre Rédemption et couronnée de la couronne de Reine du ciel et de la terre. Mais il vaut mieux que je n’essaie pas de parler de la beauté sans pareille de Marie, j’en ternirais la splendeur ; et elle est ma Mère, à moi !…

C’était un samedi (je sus que c’était un samedi par la voix intérieure que j’entendis dans l’oraison) ; mon Frère me dit intellectuellement que je devais retourner chez mes parents, avant que des discussions n’éclatent en famille à cause de mon absence. Nous partîmes et aussitôt je me trouvai près de ma maison. J’entendis mon père qui venait derrière moi, il m’embrassa et me demanda d’où je venais et depuis quand j’étais absente. Je ne sus rien lui dire, parce que, en vérité, je ne savais depuis combien de jours ou de semaines j’étais dehors, mais je lui dis que j’avais été avec mon Frère.