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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/105

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VIE DE MÉLANIE

Oh ! Jésus, Jésus, faites-vous connaître de tous les hommes et ils vous aimeront ! Que je vous connaisse et vous aime comme vous êtes aimable ! Oh ! feu dilatant, que je vous aime comme vous vous aimez et alors je serai contente !

Dès que je fus touchée par la main bénie de mon Frère de la manière que je viens de dire, j’éprouvai en ces parties de mon corps de grandes douleurs, surtout les vendredis, et quelquefois le sang coulait des plaies qui s’y formaient et ensuite se fermaient d’elles-mêmes sans laisser de traces. Ces plaies duraient environ trois heures, de 2 heures après midi jusqu’à 4 heures et demie. Certains vendredis, elles commençaient le jeudi soir et restaient ouvertes jusqu’au vendredi soir ; des fois elles ont été ouvertes tout le temps du carême…… Je sentais une vive douleur comme si les nerfs se contractaient, douleur amère mais amoureuse et j’aurais voulu souffrir plus encore si c’eût été possible ; et ainsi je souffrais et j’aimais ; j’étais très contente. Il me semblait que je n’étais plus moi, mon Tout s’était rendu maître de moi, il m’avait toute à Lui, il me possédait !… Oh ! beauté des opérations du Très-Haut ! c’est Lui qui corrige et embellit, dépouille et enrichit ; il blesse pour guérir, il fait

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