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Page:Calvat - Vie de Mélanie, bergère de la Salette.djvu/101

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VIE DE MÉLANIE

tous les hommes à cette Éternelle Lumière de la présence du Très-Haut qui pénètre tout, qui voit tout, sait tout et renferme tout en soi ; lumière fixe et productrice, lumière active et immobile, lumière bienfaisante et amoureuse de l’éternel Amour, lumière de la science incréée qui pénètre le cœur, l’embrase, l’éclaire et le fixe dans l’amour divin, lumière très éloquente dans son silence apparent ; en même temps qu’elle annihile l’âme dans la connaissance de ses profondes misères, elle la relève et la pare de la Sagesse de l’Esprit-Saint par qui l’âme, comme affamée de vérité, choisit la croix nue comme l’unique et véritable aliment du saint amour qui vivifie et transforme l’être humain.

Revenue à moi, quoique privée sensiblement de mon élément je me trouvais heureuse, bien persuadée que partout où j’irais, je me trouverais toujours en Dieu, en sa présence, sous l’œil de son immensité, puisque hors du Tout qui est Dieu, il n’y a rien.

Ne voyant en moi que vrai néant je ne savais que faire pour donner goût à l’éternel Amour ; je ne comptais que sur la ressource de souffrir pour sa gloire et pour le salut des âmes, s’il daignait m’accorder la grâce de m’associer à ses