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causées par l’ignorance et par les œuvres, et dans lesquelles l’Esprit, une fois qu’il y est entré, ne reconnaît plus son chemin.

39. Qu’on n’enseigne jamais cette doctrine à l’homme qui est ou méchant, ou immoral, ou stupide, ou exclu [de la société des gens de bien], ou à celui qui fait montre de sa vertu.

40. Qu’on ne l’enseigne pas davantage à l’homme qui est avide, ou dont l’esprit est exclusivement occupé de sa maison, ou qui ne m’est pas dévoué, non plus qu’aux ennemis de ceux qui me sont dévoués.

41. Mais elle doit être communiquée à celui qui a de la foi, à celui qui m’est dévoué, à celui qui a de bonnes mœurs, à celui qui ne calomnie pas, à celui qui éprouve de l’amitié pour les créatures, à celui qui se plaît dans la soumission.

42. Il faut la communiquer à celui qui montre dans sa conduite un détachement complet, à celui, dont l’esprit est calme, à celui qui est exempt d’envie, à celui qui est pur, à celui pour lequel je suis plus cher que les objets les plus chers.

45. L’homme, ô ma mère, qui écoute une seule fois cette doctrine avec confiance, ou celui qui l’expose, l’esprit fixé sur moi, parviennent certainement au lieu où je réside.


FIN DU TRENTE-DEUXIÈME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :
LE FRUIT DES ŒUVRES,
DANS LE TROISIÈME LIVRE DU GRAND PURÂṆA,
LE BIENHEUREUX BHÂGAVATA,
RECUEIL INSPIRÉ PAR BRAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VYÂSA.