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CHAPITRE XX.

CRÉATION DE L’UNIVERS.


ÇAUNAKA dit :

1. Lorsque le Manu Svâyam̃bhuva eut obtenu la terre pour s’y placer, ô fils de Sûta, quelles voies ouvrit-il à la création des êtres qui devaient naître ensuite ?

2. Le guerrier profondément dévoué à Bhagavat, lui dont le cœur était exclusivement occupé de Krǐchṇa son ami, et qui, pour suivre Krǐchṇa, n’hésita pas à délaisser son frère aîné et ses enfants qui s’étaient rendus coupables [en méprisant le Dieu] ;

3. Ce fils de Dvâipâyana, qui n’était pas inférieur à son père en majesté, qui s’était réfugié de toute son âme auprès de Krǐchṇa, et qui s’était dévoué à ceux qui faisaient de ce Dieu l’objet de leurs méditations ;

4. Ce guerrier enfin que sa dévotion aux étangs sacrés avait purifié de ses passions, quelle gestion adressa-t-il à Mâitrêya, à ce sage si habile dans la connaissance de la vérité, après qu’il l’eut abordé, lorsqu’il était assis au passage du Gange ?

5. Sans aucun doute leur entretien a dû rouler sur ces pures histoires, aussi capables que les eaux du Gange d’effacer les péchés, et qui ont pour objet les pieds de Bhagavat.

6. Expose-nous, et puisse le bonheur être avec toi, les histoires de celui dont les nobles actions méritent d’être racontées ; quel est l’homme de goût qui pourrait se lasser de boire l’ambroisie. des histoires de Hari ?

7. Ainsi interrogé par les Rǐchis rassemblés dans la forêt de Nâimicha, Ugraçravas, l’esprit exclusivement dirigé sur Bhagavat, leur répondit : Écoutez.