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a condamnés à descendre dans la voie des méchants, recouvreront certainement, au bout de plusieurs naissances, le rang qu’ils occupaient [dans le ciel].

30. Les Dêvas dirent : Adoration, adoration à toi, qui es le développement de tous les sacrifices, à toi qui, pour conserver le monde, as revêtu la forme pure de la qualité de la Bonté ! Il est donc mort, pour notre bonheur, ce tyran des mondes ; et nous, grâce au culte de tes pieds. Seigneur, nous sommes délivrés.

31. Mâitrêya dit : Après avoir ainsi mis à mort Hiraṇyâkcha dont la force était indomptable, Hari, le sanglier primitif, se rendit dans sa demeure où les fêtes ne sont jamais interrompues, célébré parle Dieu dont le siège est un lotus, et par les autres Dêvas.

32. Je viens de te raconter, cher ami, comme je l’ai entendu moi-même, le récit de ce que fit Hari dans cette incarnation, et comment il tua, en se jouant, dans ce grand combat, Hiraṇyâkcha dont la force était immense.

SÛTA dit :

33. Le guerrier profondément dévoué à Bhagavat ayant ainsi entendu de la bouche de Kâuçârava l’histoire du Dieu, en ressentit, ô Brâhmane, une joie extrême.

34. Quel plaisir éprouverait-on à écouter l’histoire d’autres personnages éminents, doués d’une grande gloire et d’une pure renommée, quand on a entendu celle du Dieu que pare le Çrîvatsa ?

35. Celui qui, au milieu des cris des éléphants femelles, se hâta de délivrer du danger leur Roi, au moment où saisi par un crocodile, l’éléphant pensait au lotus de ses pieds [divins] ;

36. Cet Être, qu’adorent sans peine les hommes vertueux qui n’ont pas d’autre asile, mais qui se dérobe aux adorations des méchants, quel est l’homme sensé qui ne lui rendrait pas un culte ?

37. Celui qui écoute, ou qui chante, ou qui accueille avec plaisir la mort si merveilleuse de Hiraṇyâkcha, laquelle ne fut qu’un jeu