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38. À cette prière, le roi lui assigna pour asile le jeu, l’ivrognerie, l’amour des femmes et le meurtre, où habite l’Injustice sous quatre formes.

39. Et comme il demandait encore, Parîkchit lui indiqua l’argent, puis le mensonge, l’ivresse, la luxure, la fureur, et en cinquième lieu la violence.

40. Kali, qui produit l’injustice, demeura, pour se conformer aux ordres du roi, dans ces cinq retraites que lui avait indiquées le fils d’Uttarâ.

41. Qu’il évite donc partout ces causes de vice, l’homme qui veut conserver l’existence, et surtout le prince, ami de la loi, souverain du monde, et qui en doit être le maître spirituel.

42. Parîkchit rendit au bœuf, en le consolant, les trois pieds qui lui manquaient : la Pénitence, la Pureté, la Compassion ; et il fit prospérer la Terre.

43. C’est lui qui, maintenant, occupe cette place réservée aux souverains, que lui a laissée le roi son grand-oncle, au moment où il se retirait dans la forêt.

44. C’est ce Rǐchi des rois, brillant de la gloire des chefs de la race de Kuru, et dont la renommée s’étend par tout l’univers, qui règne aujourd’hui dans la ville qui tire son nom de celui de l’éléphant, au sein de la prospérité d’un Tchakravartin.

45. Enfin, c’est sous le règne de ce prince, dont vous connaissez la puissance, du fils d’Abhimanyu, qui gouverne la terre, que vous vous êtes, ô Brâhmanes, préparés à la célébration du sacrifice.


FIN DU DIX-SEPTIÈME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :
CAPTIVITÉ DE KALI,
DE L’ÉPISODE DE PARÎKCHIT, DANS LE PREMIER LIVRE DU GRAND PURÂṆA,
LE BIENHEUREUX BHÂGAVATA,
RECUEIL INSPIRÉ PAR BRAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VYÂSA.