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blée, digne séjour des premiers des Suras, dont ils se sont emparés par la force !

39. Quel est donc, ami, le mal dont tu souffres ? Pourquoi parais-tu avoir perdu ta gloire ? Est-ce qu’on ne t’a pas reçu avec honneur ou qu’on t’a dédaigné, et pourquoi ton absence a-t-elle été si longue ?

40. N’aurais-tu pas été blessé par des traitements ou par des paroles hostiles et insultantes ? Les esclaves ne t’auraient-ils rien offert, ou t’auraient-ils refusé ce que tu désirais et ce qu’ils t’avaient promis ?

41. Sans doute, toi qui donnes à tous ton appui, tu n’aurais pas abandonné un Brahmane, un enfant, une vache, un vieillard, un malade, une femme ou un être vivant implorant ton secours ?

42. Sans doute tu n’aurais pas eu commerce avec la femme avilie, ni avec celle que t’interdisait son état d’impureté ; tu n’aurais pas été forcé de céder, dans le chemin, à des égaux ou à des adversaires qui ne te valaient pas ?

45, Sans doute tu n’aurais pas, pour te satisfaire, négligé de donner de la nourriture au vieillard et à l’enfant dans le besoin ; tu n’aurais pas commis quelqu’une de ces actions coupables qu’on ne peut pardonner ?

44. Ne serait-ce pas cette pensée qui t’occupe : Privé de l’ami qui fut l’objet de mon plus vif attachement, je sens que mon cœur est pour jamais arraché de mon sein ? Quelle autre cause peut te plonger dans la douleur ?


FIN DU QUATORZIÈME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :
QUESTIONS DE YUDHICHṬHIRA,
DE L’ÉPISODE DE PARÎKCHIT, DANS LE PREMIER LIVRE DU GRAND PURÂṆA,
LE BIENHEUREUX BHÂGAVATA,
RECUEIL INSPIRÉ PAR BRAHMA ET COMPOSÉ PAR VYÂSA.