Page:Brizeux - Œuvres, Les Bretons, Lemerre.djvu/146

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

Près du lit d’un défunt celui-là vient s’asseoir ;
Et la pluie et l’orage, et les horreurs du soir
L’attirent, aujourd’hui que sa race succombe,
Et qu’un vent glacial entraîne vers la tombe
Tout ce qui fut beauté, tout ce qui fut amour,
Mais, Seigneur, pour renaître et refleurir un jour !
Souffle donc, vent glacé ! sur ce grabat de paille,
Il est prêt à chanter, le barde de Cornouaille !
Veilleuses et veilleurs, recommencez vos cris !
Arrache de ton front, veuve, tes cheveux gris !
Que le Char-de-la-Mort passe encore et repasse !
Et vous, marteaux de fer, clouez, clouez la chasse !…